Les ravages du temps, ou comment vieillir sans (trop) perdre la tête

Les ravages du temps, ou comment vieillir sans (trop) perdre la tête

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Ah, la vieillesse… Ce moment de la vie où on se réveille avec des courbatures sans avoir fait de sport, où on oublie pourquoi on est entré dans une pièce, et où on commence à collectionner les produits anti-âge comme d’autres collectionnent les timbres.


Vous vous souvenez de l’époque où vous pouviez regarder votre reflet sans frémir ? Moi non plus. Aujourd’hui, mon miroir est devenu un véritable stand-up comedian. Il me fait des blagues du genre : « Oh, regarde, une nouvelle ride ! Et tiens, en voilà une autre pour faire plaisir à la première ! » Et ne parlons pas de ces poils qui poussent là où il ne faut pas. Qui a décidé que les sourcils devaient migrer vers le menton ? Mystère. Mais bon, j’ai décidé de prendre ça avec philosophie. Après tout, les rides, c’est juste la preuve qu’on a ri (ou pleuré, mais on va dire qu’on a ri). Et les cheveux blancs ? Une simple mise à jour de notre look. On passe du brun au platine, c’est tendance.


Ah, la mémoire… Ce truc qui part en vacances sans prévenir. Un jour, vous vous souvenez de chaque détail de votre enfance. Le lendemain, vous cherchez vos lunettes alors qu’elles sont sur votre tête. Ou pire, vous oubliez le nom de votre voisin de 20 ans. « Bonjour… euh… Monsieur… euh… Machin ! »
Et puis, il y a ces moments où vous entrez dans une pièce et vous demandez : « Mais pourquoi je suis venu ici déjà ? » Spoiler : vous ne le saurez jamais. C’est comme si votre cerveau avait décidé de jouer à cache-cache avec vos pensées. Et devinez quoi ? C’est toujours lui qui gagne.


Le corps, après 50 ans, devient un peu comme une vieille voiture : il faut de plus en plus de temps pour démarrer le matin, et il y a toujours un truc qui grince. Les genoux font la grève, le dos se plaint, et les chevilles décident de gonfler dès qu’on regarde un gâteau. Et puis, il y a ces petits bruits bizarres. Vous vous levez, et c’est le concert symphonique : « Crac, ploc, grrr… » On dirait que vos articulations ont décidé de se lancer dans la percussion. Bravo, les genoux, vous avez trouvé votre vocation !


Ah, les jeunes… Ces créatures énergiques qui courent partout, parlent une langue incompréhensible et regardent vos cheveux blancs avec une pitié mal dissimulée. Ils vous expliquent comment utiliser un smartphone comme si vous veniez de débarquer de la préhistoire. « Non, madame, il faut swiper vers la gauche, pas taper sur l’écran comme si c’était une machine à écrire. » Mais bon, soyons indulgents. Un jour, eux aussi seront confrontés aux ravages du temps. Et on sera là, avec nos rides et nos cheveux blancs, pour leur dire : « Bienvenue au club, les petits ! »

Alors oui, vieillir, c’est un peu comme monter dans un manège qui va de plus en plus vite, et dont on ne peut pas descendre. Mais au fond, c’est aussi une aventure. Une aventure où on apprend à rire de soi, à accepter ses petits défauts, et à savourer chaque instant. Et puis, il y a un côté libérateur à vieillir. On s’en fiche un peu de ce que les autres pensent, on assume nos choix, et on porte nos rides comme des médailles. Parce que chaque ride, c’est une histoire, un souvenir, une émotion. Alors, vive la vieillesse ! (Enfin, presque.)

Et vous, chers lecteurs, comment vivez-vous les ravages du temps ? Partagez vos anecdotes dans les commentaires. Mais faites vite, avant que j’oublie d’où j’ai mis mon téléphone…

Yasmina, toujours aussi jeune dans sa tête (même si son corps n’est pas d’accord)

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