Quand la victoire parle plus fort que l’arrogance

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par Reghai Yasmina

Il y a des victoires que l’on célèbre.
Et puis il y a celles qui enseignent.

La Coupe arabe s’est terminée par une victoire du Maroc. Une victoire nette, méritée et collective.
Elle s’est construite avec patience, discipline et cette fameuse nia. Un mot difficile à traduire, mais évident sur le terrain.

Cependant, le contraste a été frappant.

Certains joueurs jordaniens ont eu du mal à accepter la défaite. Leur attitude envers l’entraîneur marocain, Tarik Skitioui, manquait de respect. Ce comportement n’était pas seulement déplacé. Il était révélateur.
Il révélait une confusion entre frustration sportive et manque de fair-play.

Car perdre n’autorise pas tout.
Et gagner n’oblige pas à tolérer l’irrespect.

De son côté, Tarik Skitioui a choisi une autre réponse. Il n’a ni crié ni provoqué. Il a incarné le calme, la retenue et la maîtrise de soi.
Cette intelligence émotionnelle que l’on évoque souvent, mais qui se mesure surtout dans la défaite.

Fait rare, la réaction la plus ferme n’est pas venue du banc marocain. Elle est venue du roi de Jordanie lui-même. Visiblement choqué, il a condamné l’attitude de ses joueurs.
Preuve que certaines valeurs restent essentielles : le respect, la dignité et le fair-play.

Cette Coupe arabe rappelle une vérité simple. Le football n’est pas qu’un score. C’est un langage.
Et parfois, ce langage en dit bien plus que les discours officiels.

Le Maroc a remporté un trophée.
Mais surtout, il a gagné en crédibilité.

Et cela, aucune coupe ne peut vraiment le contenir.

Votre chroniqueuse, qui croit encore que le sport est une école… à condition d’accepter d’y apprendre.