Par Reghai Yasmina
Un verdict qui laisse un goût amer
La CAF a parlé. Et le verdict laisse un goût amer.
La finale de la CAN 2025, remportée par le Sénégal 1-0 face au Maroc, restera dans les mémoires… mais pas uniquement pour le football. En effet, c’est surtout la sanction infligée au Maroc qui suscite aujourd’hui l’indignation.
Des sanctions à géométrie variable ?
Regardons les faits.
Les Sénégalais ont quitté le terrain — un acte pour le moins spectaculaire, et sans doute scandaleux. Pourtant, curieusement, cet épisode ne leur vaut que des suspensions mineures ainsi que des amendes limitées visant le coach et deux joueurs.
Or, la CAF a soigneusement évité de sanctionner l’acte central du chaos : le retrait collectif de l’équipe, pourtant explicitement interdit par le règlement.
Dès lors, le message semble limpide : vous pouvez presque tout vous permettre… à condition d’être champions.
Le Maroc, coupable idéal ?
Et le Maroc, dans cette équation ?
Pays organisateur. Équipe globalement exemplaire sur le terrain. Pourtant, sanctionné sévèrement pour des éléments périphériques : gestes isolés de joueurs, “affaire de la serviette”, débordements mineurs que le staff marocain ne maîtrisait pas toujours.
Ainsi, la FRMF se retrouve punie, comme pour rééquilibrer symboliquement un verdict délicat. Une forme de compensation disciplinaire, au prix d’une injustice flagrante.
L’instance disciplinaire semble avoir forcé le trait afin de ne pas froisser le Sénégal, quitte à alourdir la note marocaine.
Une question d’équité
Or, le football africain mérite des règles claires, cohérentes et appliquées équitablement.
Sanctionner le Maroc pour apaiser les apparences tout en ménageant le Sénégal ne relève pas seulement d’un déséquilibre ponctuel. Cela envoie un signal préoccupant : la puissance ou le prestige primeraient-ils désormais sur la discipline et l’équité ?
Où est la justice sportive ?
Face à cela, nous, simples spectateurs et amoureux du ballon rond, restons incrédules.
Car au fond, une seule question demeure : où est passée la justice sportive ?
Votre chroniqueuse,
qui défend toujours l’équité — sur le terrain comme dans la vie.
